Raideur après prothèse du genou.

Page revue le 28 novembre 2020

La raideur est la diminution de la flexion du genou, l'impossibilité à dépasser un certain angle. L'objectif après la pose d'une prothèse est d'obtenir au moins la même flexion qu'avant l'opération. L'idéal est de retrouver une flexion de 110-120° mais tout dépend du genou en préopératoire.

Prévention de la raideur

La raideur doit être prévenue par une participation active du patient à sa rééducation (travail personnel de la flexion) aidée par le kinésithérapeute dès le lendemain de l'opération. Le genou plie en général autour de 120° à la fin de l'opération sous anesthésie.

Causes de raideur

Les causes de raideur sont multiples : douleur post-opératoire, peur de la douleur ou peur de "casser" ce qui a été fait, difficultés de la rééducation, inflammation importante du genou, survenue d'un hématome, etc.

Première cause : la douleur

La première cause de la raideur est la douleur : la flexion du genou est possible dès le réveil de l'intervention mais le problème pour le patient est de laisser plier son genou.

La peur de plier, la peur de la douleur

Il n'y a aucun risque à plier le genou. Vous détendre vous aidera à laisser plier au début.

Evolution habituelle de la flexion

  • Les progrès sont en général rapides au début jusque vers 90° de flexion (même parfois avant la sortie de la clinique...).
  • Intérêt du travail en piscine

    Les patients disent que c'est magique. Marcher dans l'eau, travailler sa flexion en balnéo chez un kiné ou en piscine municipale tout simplement, si possible.

    Si la flexion ne progresse pas

    Dans les premières semaines

    Si la flexion n'atteint pas 90° vers 6 semaines post-opératoires, il est logique d'envisager une mobilisation du genou sous anesthésie : cela consiste à plier le genou tout doucement sous anesthésie pour vaincre les petites adhérences en cours de formation.

    Comme tout geste opératoire, ce geste peut entraîner lui-même des complications (fracture de la rotule en particulier). C'est pourquoi il est logique de le faire vers 6-8 semaines et avant 3 mois post-opératoires (sauf cas particulier) car les adhérences deviennent ensuite plus dures et résistantes et il faut alors les sectionner chirurgicalement (= arthrolyse).

    Cette mobilisation douce du genou sous anesthésie permet de dépasser les 90° pendant l'anesthésie et c'est votre travail de rééducation douce qui va permettre de récupérer l'amplitude obtenue.

    Après les trois premiers mois

  • Une raideur persistante, malgré la rééducation et la mobilisation sous anesthésie, peut nécessiter une arthrolyse chirurgicale voire le changement de certains éléments de la prothèse. Cette intervention (rare) se fait le plus souvent sous arthroscopie dans un premier temps, suivie de rééducation en centre de rééducation.
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    sur les complications possibles



    Dr. J.E. Perraudin

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