|
|
|
|
Cette intervention a pour but
- soit, le plus souvent dans l'arthrose, de diminuer mécaniquement
la pression sur le compartiment du genou qui est usé, en modifiant
l'axe du membre inférieur;
- soit de soulager les structures externes réparées ou
reconstruites (ligament latéral externe et
tendon du poplité) sur un genou en varus après une
entorse grave.
Les membres inférieurs sont soit axés, soit en varus, soit
en valgus.
- Le varus correspond aux jambes arquées des cavaliers, cette
morphologie est très fréquente. Elle entraîne avec
l'âge une usure du compartiment interne du genou, par suite de
l'augmentation de pression sur ce compartiment.
- Sur des jambes axées, la pression est équivalente sur
le compartiment interne et le compartiment externe. L'usure sera donc
bi-compartimentale et plus progressive.
- Sur des jambes en valgus, en x, l'usure se fera plus sur le compartiment
externe que sur le compartiment interne.
Lorsque cette usure devient gênante (douleur, gonflement, boiterie
)
chez un patient encore jeune (40-50 ans), il est actuellement trop tôt
pour proposer d'emblée une prothèse uni-compartimentale.
C'est dans ce cas que peut-être proposée une ostéotomie,
qui va modifier l'axe des membres inférieurs à mettre en
pression le compartiment sain : une jambe en varus, avec un compartiment
interne usé, bénéficiera d'une ostéotomie
de valgisation pour mettre en charge le côté externe du genou
et soulager le côté interne.
Cette intervention nécessite de couper le tibia puis
- soit d'ouvrir et de mettre un "coin osseux" et c'est une
ostéotomie d'ouverture interne (radios 1&2).
- le coin osseux peut
- soit provenir d'un prélèvement sur le patient
lui-même au niveau de la crète iliaque (os du bassin)
; il s'agit donc d'un deuxième site opératoire
avec une autre cicatrice et un drainage par drain; cette prise
de greffe peut se compliquer d'un hématome (assez fréquent)
et/ou de douleurs post-opératoires trainantes.
- soit une allogreffe prélevée sur un autre patient
et stérilisée; pas d'autre cicatrice mais il persiste
un risque probablement infime mais quand même, d'infection
par des germes que l'on ne connait pas actuellement.
- soit d'enlever un coin osseux externe et c'est une ostéotomie
de fermeture externe (radios 3&4)
et de fixer par du matériel d'ostéosynthèse (plaque
et vis) pour permettre une consolidation des os.
La consolidation se fait en 3 à 4 mois.
Une radio de contrôle avec gonométrie en charge (mesure des
axes) est réalisée une dizaine de jours après l'intervention.
Elle servira de point de repère.
L'arrêt de travail pour cette intervention est de 3 à 4 mois
en général selon le type de travail..
Docteur Jean Etienne Perraudin (page
revue le 18 08 2010)

|
|
|
|
La REEDUCATION
L'APPUI sur le membre opéré peut par contre être
possible rapidement après l'intervention si le montage est solide.
En général, le matériel utilisé permet une
reprise de l'appui partiel précoce sous couvert de béquille
et d'une attelle.
L'ATTELLE est portée pendant six semaines
- Cette attelle permet de se protéger contre une chute qui pourrait
entraîner un démontage du matériel et nécessiter
une ré-intervention.
- Porter l'attelle ne signifie pas traîner la jambe, mais au contraire
marcher sur une jambe raide, avec un quadriceps contracté comme
s'il n'y avait pas d'attelle.
- L'attelle peut être enlevée la nuit mais il ne faut pas
oublier de la remettre AVANT de se lever.
La FLEXION
Le travail de la flexion peut être commencé quelques jours
après l'intervention, au lit en enlevant l'attelle.
La rééducation post-opératoire suit les principes
habituels de rééducation du genou,
avec contraction isométrique du quadriceps, flexion passive au
lit par le patient.
|
|