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Depuis quelques années, avec l'amélioration des techniques,
se pose la question de chercher à réparer les deux
faisceaux mais différents problèmes se posent :
- les moyens de fixation (efficacité, facilité de
pose, fiabilité et ... prix)
- la fabrication d'ancillaire (matériel utilisé
par le chirurgien pour faire l'opération)
- ces différents points sont de plus en plus fiables
tandis que d'autres restent un peu aléatoires en fonction
du patient opéré :
- la greffe prélevée doit être suffisament
longue pour faire deux faisceaux de calibre correct!
- l'échancrure du genou opéré (zone centrale
du genou dans laquelle sont logés les deux ligaments croisés),
doit être suffisament large pour contenir sans risque de
conflit les deux faisceaux réparés.
Ensuite se pose la question de l'indication : faut il faire systématiquement
le "double faisceau" ou le réserver à certains
genoux et lesquels?
Jusqu'à maintenant, je réalisais une ligamentoplastie
à un seul faisceau avec la greffe DIDT et je rajoutais un
geste "externe" de plastie de "Lemaire" si le
testing sous anesthésie révelait un ressaut net.
Maintenant,
- si le testing ne montre pas de ressaut, je fais la ligamentoplastie
habituelle (avec le DIDT comme greffe) qui reconstruit anatomiquement
le faisceau principal (le plus souvent dans ce cas, le faisceau
postéro-latéral est présent dans l'échancrure).
- si le testing montre un ressaut en rotation :
- si la greffe prélevée est suffisante et si
la taille de l'échancrure adaptée, je fais un
double faisceau
- si ces deux conditions ne sont pas remplies, je fais une
plastie externe en plus du faisceau principal
Docteur Jean Etienne Perraudin
(page revue le 18 08 2010)
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