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L'accident entraîne la perte de volume
et donc la perte de force du muscle de votre cuisse (le quadriceps) dans les jours qui suivent
l'accident. Cette fonte musculaire est liée au gonflement du genou, à
la torsion, aux douleurs, à la non-utilisation de votre jambe douloureuse,
etc. Tous ces facteurs concourent à la perturbation du système "
genou " que l'on peut comparer à un ordinateur évolué.
Le plus souvent le médecin de la station, lors de l'accident, vous a logiquement
posé une attelle qui immobilise votre genou : ceci a un effet antalgique
certain (anti-douleur) et un côté pratique évident . Le port
de cette attelle immobilisant votre membre inférieur implique un traitement
anticoagulant qui doit être surveillé par votre médecin traitant
et prolongé jusqu'à ce que votre marche soit devenue normale.
Le port de cette attelle entraîne la "non-utilisation" de vos
muscles. Il est donc urgent de porter votre attention sur l'importance du travail
musculaire précoce.
Si l'état de votre
genou le permet, votre travail personnel va vous permettre de remplacer rapidement
l'attelle par un genou verrouillé, c'est à dire un genou que vous
maintenez activement en extension, non par l'attelle mais par la contraction de
votre quadriceps.
Il s'agit donc de vous entraîner
à travailler ce quadriceps par des mouvements répétés de contraction, comme je vous
l'ai expliqué en consultation. Le but est de marcher sur un genou verrouillé,
quadriceps contracté (comme sur un poteau). Le seul risque en marchant
ainsi est que le genou pli parce que vous relâchez votre muscle. Ne pas
plier le genou dépend donc de vous, de la contraction de votre quadriceps
et de votre entraînement.
Marcher
le genou raide en extension pendant quelques jours (10-15 jours ou 3 semaines)
selon l'importance des lésions et l'avis de votre médecin, va vous
permettre de retrouver progressivement une marche normale, le genou se remettant
spontanément à fonctionner normalement après un certain temps.
Parallèlement,
vous pouvez travailler votre flexion, assis (e) sur le lit, en prenant votre genou
avec vos mains et en le soulevant doucement vers vous, votre talon glissant sur
le lit ; lorsque " ça tire ", relâchez doucement avec vos
mains puis recommencez. Ne regardez pas votre genou mais votre talon sur le lit
en mesurant vos progrès. Il s'agit donc de laisser votre genou plier. Votre
membre inférieur doit être détendu, relâché.
Votre genou plie très bien ; il vous reste à le laisser plier petit
à petit.
Vous devez donc garder votre genou étendu en position
debout mais vous pouvez laisser votre genou plié en position assise et
couchée. Cet exercice de flexion est important et efficace. |
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2/ Le diagnostic précis repose sur
l'histoire de l'accident, l'examen de votre genou et les examens complémentaires
(radio, irm, etc.)
3/
L'indication chirurgicale sera discutée en
fonction d'un certain nombre de facteurs.
Docteur J.E. Perraudin (page revue le 11 11 2007) 
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